EDITION NOVEMBRE 2009

 


Best of IVV Wine Partners Winter 2009

Voici la sélection d'hiver des vins de nos partenaires, opérée avec la rigueur qui s'impose par notre jury de
dégustateurs. Une sélection qui témoigne d'un bel éclectisme. Mais surtout, de la passion des importateurs, souvent plus explorateurs, plus défricheurs qu'on veut bien le dire. Le monde du vin s'est ouvert. Il est passé le temps où il suffisait de proposer quelques belles étiquettes de Saint-Emilion, un Muscadet d'entrée de gamme, un vague Chianti et un improbable VP pour trouver son public.
Les bons importateurs se piquent aujourd'hui de variété et nous dénichent quelques belles inconnues au parfum venu d'ailleurs, de celles qui font frissonner de plaisir anticipé…

 

Côtes de Bourg : jeune, moderne et dynamique

Les vignerons des Côtes de Bourg ont pris leur avenir en main, et s'en donnent les moyens : identification forte à travers l'image ("Bob" le chien, en l'occurrence) et le discours, investissements techniques et émulation qualitative, le tout dans une démarche globale du patrimoine, qui prend en compte la préservation de l'environnement biologique que du faire-savoir à travers l'oenotourisme et des opérations de communication à répétition.
Voilà largement de quoi susciter notre intérêt, ce, d'autant plus qu'une bouteille sur trois exportée en Europe atterrit en Belgique.
La force tranquille
Stéphane Donze, propriétaire du château Martinat, est en charge de la communication de l'appellation. Il nous renvoie une image de sérénité et de volontarisme.
IVV : Vous n'êtes plus " l'enfant terrible de la famille Bordeaux " ?
SD : Nous avons abandonné ce slogan, nous n'allons pas nous battre pour dire que nous sommes les meilleurs, nous n'avons pas les moyens. Nous voulons qu'on nous considère comme sympathiques, abordables et de bon rapport qualité prix. Ce qu'il nous faut, c'est être présent, pas crier. "
Une intention qui fonctionne puisque les Côtes de Bourg maintiennent leur niveau de sortie par ces temps de crise et semblent les moins touchés par les reculs de marché.
IVV : Vous communiquez sur la présence de vos Malbec, quelle est l'idée ?
SD : Nous nous sommes effectivement associés au projet "Malbec" avec Cahors et l'Argentine. Le Malbec est un des vieux cépages présent dans notre vignoble et il en reste très peu. Nous sommes l'appellation bordelaise qui en a le plus (6%), mais nous devons travailler à le réintroduire dans nos assemblages.
Il n'est pas question de faire des cuvées 100% Malbec, nous ne sommes pas à Cahors, mais nous devrions pouvoir revenir à des assemblages raisonnables, pratiqués autrefois, de l'ordre de 15 à 20%. Aujourd'hui, le but du jeu est de remettre notre vignoble à jour. Pour cela nous travaillons avec les pépinières Mercier afin de faire les meilleures sélections de plants adaptés à nos terroirs, et que les vignerons de l'appellation puissent ainsi en planter.
IVV : Où en êtes vous avec les ODG ?
SD : Notre cahier des charges a été validé et a paru au Journal officiel il y a quelques jours.
Notre ODG remplace simplement notre syndicat viticole, puisqu'il regroupe Les Appellations Côtes de Bourg, Bourg et Bourgeais. Nous avons gardé les trois appellations, même si l'AOC. Bourgeais n'est utilisée par personne et Bourg par quelques vignerons seulement. Nous souhaitions les garder sous la main parce qu'une fois disparue, c'est une toute autre histoire de créer une nouvelle appellation. Nous avions réfléchi il y a quelques années à nous servir de l'appellation Bourg pour en faire notre Grand Cru, comme les Côtes de Blaye l'ont fait avec Blaye mais nous avons abandonné le projet. En terme d'image, de référence, de communication, Cotes de Bourg ou Bourg, cela ne sonne pas différemment. "
Dégu des Côtes de Bourg

 

Douze Grands Vins Espagnols :?

Un événement mis sur pied à Anvers par WineWise, organisme de formation pour adultes dans le secteur vins m'a permis de déguster douze vins espagnols présentés comme grandioses. La question qui s'impose bien entendu dans ce cas : qu'est ce qu'un "Grand Vin" ? La réponse varie sans doute d'une personne à l'autre en fonction de son parcours culturel personnel, de ses expériences en vins, de ses préférences, de son portefeuille, etc.
Un Master of Wine espagnol, le maître de cérémonie pour l'occasion, en donnait la définition suivante : équilibre, persistance, complexité, concentration, oak (chêne), longueur soit EPICCOL. A mon sens, il négligeait un septième paramètre, celui de la minéralité. En effet, seuls les vins respectant leur origine, leur identité terroir, la manifestent. Les vins industriels ou simplement technologiques n'y arrivent pas car il s'agit de vins produits en cave plus que résultants d'un travail respectueux de vignobles de qualité. Ce dernier paramètre, essentiel pourtant, est tout aussi absent de cet EPICCOL. Enfin, je ne partage guère non plus la présence du bois en tant que paramètre toujours indispensable à la naissance d'un Grand Vin.
Son choix de douze "Spanish Icon Wines" m'a dès lors paru sujet à caution pour certains d'entre eux. J'ai par contre beaucoup apprécié trois, à mes yeux, authentiques Grands Vins :
Gramona Celler Batlle Cava Gran Reserva Brut 2000
As Sortes 2007 - Valdeorras
San Martin 2005 - Descendientes de J.Palacios - Bierzo

 

Les Domaines du Patriarche

50.000 touristes visitent chaque année les Caves de Patriarche - ce qui en fait sans doute la deuxième plus grande attraction de Beaune après les Hospices. On parle beaucoup d'oenotourisme, ces derniers temps, on souhaite même le développer, ce qui est bien. Force est de constater que les Beaunois n'ont pas attendu la mode actuelle.
Les Caves de Patriarche, à elles seules, résument bien l'intérêt qu'il y a à marier vin et culture. La Maison propose d'ailleurs plusieurs formules pour découvrir ce patrimoine architectural et… liquide, dont une, la visite Privilège, se fait accompagné d'un sommelier, dégustation à l'appui.
Les caves
Le Château de Meursault
Les vins

 

Monbazillac, pépite périgordine

Enfants chéris des Terroirs Bergeraçois, les Liquoreux de Monbazillac expriment l'Art de Vivre uu Périgord Pourpre. La longue marche vers l'Excellence paraît enfin entamée.
Monbazillac, c'est une sorte de mythe. Et comme tous les mythes il n'a cessé de s'abreuver aux sources de la vie, elle-même nourrie des mille petites histoires qui font la grande Histoire. Il est une anecdote qu'on aime conter, ici, en ce château de Monbazillac dont l'architecture apparaît comme un compromis d'art militaire médiéval et d'élégance de la Renaissance. Celle d'une escouade de périgourdins, pélerineurs qui cherchaient Rome afin d'y recueillir indulgences et dons du ciel. Annoncés comme ambassadeurs d'une cité nommée Bergerac, ils ne suscitèrent de la part du successeur de Saint-¨Pierre qu'un intérêt mesuré. Lors, le camérier-major, en politique avisé, se pencha vers le Souverain Pontife pour lui préciser: " De Bergerac, près de Monbazillac, Sa Sainteté! " Le visage du pasteur suprême s'éclaira. La grâce d'un seul mot agissait, réveillant en son esprit les largesses du " bene vivere et laetari " qu'entretiennent si bien les vins liquoreux de Monbazillac. A-t-il alors prononcé à l'adresse du groupe pélerinant le sacramentel " Benedictus qui venit in nomine domini! " ? A Monbazillac, on pense que oui.

 

Rubrique : un domaine sous la loupe


Château de Gaure
Un midi à Bruxelles. Pierre Fabre nous raconte sa passion, ses envies, ses projets. Il y a une poignée d'années, déjà, son vin nous avait accroché ; c'était son premier, un Mauzac de Limoux pur jus, au caractère particulier. Depuis, le domaine se partage entre Languedoc et Roussillon…
Gaure: le film
Pierre Fabre est tombé dans le vin quand il était tout petit: son père exploitait un domaine près de Nîmes. Mais le virus aura sommeillé pas mal de temps avant que la maladie ne survienne. Pierre aura d'abord fait une belle carrière dans l'industrie du plastique - il dirige toujours une entreprise dans ce domaine, du côté de Chimay. Et c'est un peu le hasard qui l'a mis sur la piste du château de Gaure, un grand domaine audois de 200 ha, non loin de Limoux, dont il a fait l'acquisition… parce qu'il cherchait un pied à terre dans le Sud, pour renouer avec ses racines. C'est chose faite : avec son épouse (native de Perm), ils ont prénommé leur premier garçon Arnaud, du nom d'un ancien chevalier de Gaure.

 

Le Jerez, un vin ignoré…

L'image du Sherry est d'une manière générale très pauvre.
Cela se limite à un vin pour la majorité alors que la force de cette DO est sa variété, sa diversité, et ce aussi bien au niveau de ses élaborations que de ses occasions d'être dégusté.
Manzanilla, Fino, Amontillado, Oloroso, Palo Cortado, Cream, Pedro Ximenez, Moscatel… sans parler des "Vinagre" qui figurent parmi le top mondial.
IVV vous a d'ailleurs déjà offert plusieurs dossiers sur ces vins d'anthologie que les vrais "aficionados"rêvent de faire apprécier aux oenophiles, souvent très hermétiques au Jerez.
Cette fois, ce sont deux "Bodegas Andalous" qui retiennent mon attention : Lustau et Fernando de Castilla

 


Aimez-vous les Vins Nobles ?

Imaginez un instant que vous faites face à une centaine de bouteilles rassemblant différents types de vins : vins fortifiés, vins de dessert, vins moelleux, vins liquoreux. Comment donner un air de famille à une telle diversité de produits ? Les organisateurs du Salon Vinoble, organisé dans le magnifique Alcazar de Jerez de la Frontera, avaient trouvé la réponse il y a 10 ans déjà. Et depuis, plusieurs centaines de "Vins Nobles" y sont présentés tous les deux ans, comme lors de la 6è édition mise sur pied fin mai dernier (2008 !).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'avis des vignerons:

 

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Edito

 

"We need you" ….

Ce mois-ci, nous réalisons une enquête "lecteurs" et bien sûr, pour ça, nous avons besoin de vous.
Ne cherchez pas, le questionnaire n'est pas dans la revue, mais vous pourrez y répondre en quelques minutes grâce à internet : www …………………..
N'hésitez pas à demander à vos amis oenophiles d'y répondre également, plus on est de fous de vin…

Nous publierons les résultats dans un prochain IVV, et vous saurez alors enfin tout sur vous. Interpellant, n'est-il pas ?

Et pour être en phase avec son temps (peut-être même un peu en avance), vous pourrez bientôt recevoir votre revue préférée sous forme de PDF sur votre PC, portable ou iphone. D'ailleurs, vous pouvez déjà recevoir le PDF du numéro que vous tenez en mains, sur simple demande par @mail…

Les raisons de cette innovation chez IVV sont multiples.
Economiquement, cela va de soi ; mais écologiquement, aussi: la production d'un support papier, c'est un peu de déforestation, beaucoup d'émissions de carbone, etc.
Alors que beaucoup de bons vignerons font des efforts pour moins polluer, rendre la vie à leurs sols, élaborer des vins les plus " propres " possibles, pourquoi les médias ne feraient-ils pas de même ?

Rassurez-vous, l'édition papier existera encore, nous espérons juste que l'option "numérique" fera le plus d'adeptes possibles.

Dés le 15/11, vous pourrez y souscrire sur notre site. Et si vous êtes abonné "papier", vous pourrez très simplement transférer votre abonnement vers le numérique.

Cerise sur le gâteau, cet abonnement numérique vous donnera droit tous les 15 jours à une newsletter, pour rester plus proche de l'actualité du monde du vin.

Alors n'hésitez plus, optez pour la version écologique d'IVV !

Et à votre bonne santé virtuelle.
Philippe Stuyck